Au menu : des manchots, des cailloux et de la glace. Tout ça au Chili.
24/02/2018
Journée de bus entre Ushuaia et Punta Arenas : 10h en comptant le passage de la frontière et du bac ; le tout en compagnie d’un vacancier japonais fidèle au cliché que l’on peut s’en faire (photographe, cliché, cliché, photographe, ça y est la blague est comprise ?).

Pour résumer les paysages: c’était très plat.
25/02/2018
Visite rapide de la ville de Punta Arenas située au bord du détroit de Magellan et qui fut un important point de passage entre le Pacifique et l’Atlantique avant l’ouverture du canal de Panama. Quelques monuments, un point de vue décevant et des commerces fermés (ou les joies d’arriver un dimanche dans un pays catho’). Je n’ai pas senti de différence avec l’Argentine si ce n’est qu’il faut 725 pesos chiliens pour faire 1 euro au lieu de 25 chez les argentins (et lol le billet de 20000 boules et les pièces de 500).
Ha si, ici la bouteille de Coca fait 591 ml (je laisse les amateurs « d’unités à la con » chercher une explication !).

Quoiqu’il en soit, la seule raison pour laquelle j’ai fait escale dans ce bled est une excursion sur l’île de Magdalena, une réserve naturelle de machots située à 2h de ferry. J’avais donc réservé une visite pour l’après-midi mais elle a été annulée au dernier moment, la météo étant « too windy ». J’ai demandé un report du billet pour le lendemain et …
26/02/2018
… et coup de bol : les gros nuages gris se sont fait la malle juste avant le départ du ferry. Ouf !
Le trajet ne fût pas des plus mémorables ; on a remonté de quelques kilomètres le détroit de Magellan pour atteindre l’île où nous attendaient des pingouins qui avaient l’air de se geler les miches. Une heure de photos plus tard, le ferry repartait.




S’en est suivi un tour en ville pour trouver une carte SIM – échec ; selon la vendeuse une loi est passée récemment qui bloque un bon nombre de téléphones étrangers … – et un trajet de 3h de bus pour atteindre Puerto Natales, la porte d’entrée du parc de Torres Del Paine.
Grand moment de solitude quand on se rend compte que l’on a oublié ses écouteurs dans le sac en soute … heureusement un gosse à quelques rangées de moi a eu la bonne idée de vomir au milieu du trajet, histoire de mettre un peu d’ambiance …
Sur le bord de la route : de grandes plaines, des moutons, quelques flamands roses et encore de grandes plaines.
27/02/2018
Torres Del Paine c’est LE nom qui revient dans tous les guides touristiques de Patagonie Chilienne quand il s’agit de treks. Normalement il faut organiser l’hébergement sur place des mois à l’avance ; je l’ai fait du jour au lendemain (littéralement) en mixant les choix restants : un refuge par ci, une tente pré-installée par là et pour finir du camping avec mon propre matos.

Le patron de l’auberge m’a aiguillé sur un briefing en anglais organisé en ville en début d’après-midi : utile, ça m’a encouragé à investir dans des bâtons de marche (a posteriori je n’aurais pas pu faire sans…).

28/02/2018
Et c’est parti pour le trek du « W » d’ouest en est dans le parc national de Torres Del Paine. Je prends un bus qui s’arrête à l’entrée du parc pour payer l’entrée et me faire rappeler que le feu ça brûle (un incendie en 2011 a ravagé une partie du parc, ils semblent assez tatillons sur le sujet désormais). Une autre section de bus en plus et je prends un catamaran pour traverser le lac Pehoe et arriver au premier refuge ; comme prévu, trop tard pour commencer le trek.

01/03/2018
Journée venteuse, très venteuse ; objectif : aller-retour jusqu’à un point de vue sur le glacier Grey. C’est beau, c’est froid et le ciel se dégage quand j’entame le chemin du retour. 10h sur la piste, 12h de sommeil.



02/03/2018
Bénies soient les chaussures à membrane goretex : journée pluie. 9h sur la piste, je passe par les points de vue « Frances » et « Britanico » ; ce dernier est sensé offrir une vue à 360° sur le parc : « epic fail », tout était dans les nuages. La fin de la montée était particulièrement ardue (alternance de hauts rochers et de flaques de gadoue).


Chance : j’avais réservé une tente pré-installée, je n’ai donc pas déplié/replié mouillé. C’est toujours une galère en moins.
03/03/2018
Journée à la météo plutôt clémente. 9h de marche pour rallier le dernier camping en contournant les montagnes par le sud : belles vues sur la vallée et ses lacs. Le régime « Snikers, trail mix et vitamines » commence à montrer ses limites : j’arrive au camping comme un zombie.

04/03/2018
Journée de pluie, euh non, de soleil, euh non, de pluie, euh non, de soleil, … rhaaaa j’en peux plus de cette météo !!! Objectif : aller-retour jusqu’au point de vue emblématique du parc : le pied des Tres Torres. 950m de dénivelé positif en passant mon temps à mettre/enlever mon imper’ ; c’est long. J’ai eu du beau temps à l’arrivée, c’est toujours ça !



10h sur la piste, je suis arrivé au camping sur les rotules mais content d’avoir bouclé ce trek !
Bilan du trek
J’ai dû compléter mes rations de combat sur place (+8 Snikers et 3 canettes de coca) ; il faut dire que j’ai mis plus de temps que les estimations de durées sur la carte …
Le vent c’est bien, mais quand ça ramène l’air frais du glacier et que ça soulève l’eau du lac, le tout pour me les ramener dans la tronche, c’est pas sympa.
Le parc est très fréquenté, plus que ceux de Nouvelle-Zélande j’ai l’impression. C’est particulièrement visible sur la portion des Tres Torres que bon nombre de gens font en « excursion à la journée » depuis Puerto Natales.
Les prix sont complètement fumés, je me croyais revenu au bout du trek de l’Everest ; à ceci près que les provisions sont acheminées ici par camions et à cheval (pour les refuges dans les forêts) et non à dos de Sherpa sur 60 km.
Le bivvy bag par temps de pluie, quand on a mal calculé l’aération … ou comment se réveiller dans un simili sac-poubelle complètement humide (n.d.l.r : quel bonheur !). C’est ça de faire quatre jours de trek avec un sac de 38L … Au moins le sac de couchage en synthétique m’a évité d’avoir froid, c’est déjà ça !
05/03/2018
Journée récupération au camping et bus de retour à Puerto Natales en compagnie d’un français en vacances que je recroiserai peut-être à El Chalten, qui sait …
06/03/2018
Journée repos, planification pour les prochains jours et lessive. De toute manière c’est une journée pluie.
Prochaine étape : des glaciers XXL.
Tres torres sublimes ! Ceci dit j ai un faible pour les p’tits pingouins si gentils avec ces braves touristes qui vont jusqu au bout du monde pour les saluer 🙂
Quand tu dis » récupération » après ces journées de marche aussi folles, il s agit bien de » récupération » comme je l entends hein ?:) = repas équilibrés, sommeil réparateur… Tout ça quoi ?!!(kiss)
Équilibré ? « Ce nom, tu vois, il semble vraiment ressurgir d’outre-tombe … » [respect au premier qui trouve la référence 😉].
C est vrai. C est de toute beauuuute !
Pr le coca tout s’explique !
Et je te le fait en version espagnol vu que tu es bilingue mnt :
Las botellas de coca cola de 591 ml son de 591 ml porque eso corresponde a 20 onzas en USA.
« Murica first » XD
Je suis bilingue français-grognements oui ! 😆
Et arriver à citer du Trump par la même occasion. Total respect ! 😁
Hey, pas mal ces pingouins et ces balades. Comme Linux : le logo et ensuite tu avances pendant des heures avant d’arriver à destination, mais t’es heureux quand même !
Prochaine étape : où ça les glaciers ? Ils font aussi des crêpes et des gaufres XXL, ces glaciers XXL ?
Maintenant que tu le dis, j’aurais dû tenter un « rm -rf /nuages » à Britanico. 🤔
Attention, je te rappelle qu’il est très dangereux de me poser une question commençant par « où ». 😆
L’article sur les glaces et leurs parfums viendra d’ici 2 ou 3 jours (si les dieux du Wifi sont avec moi). 🤗
La tirade : Episode 4 star wars obiwan kenobi
Eh eh 🙂
J ai bon ?
Ouais 😊 vous avez révisé récemment ou tu as demandé de l’aide à l’ami Google ? 😆
C est mon secret 🙂