Buenos Aires

Quatre jours à Barcelone … euh, on me signale dans l’oreillette que c’est Buenos Aires ; bon, donc va pour Buenos Aires … Quoiqu’il en soit il fait chaud (max 32°C), ça parle espagnol, la ville sent la thune (et la poubelle) et les nuits sont bruyantes (surtout quand – dans un élan d’inconscience – on choisit de loger dans un hostel).

14/02/2018

Vol direct Auckland – Buenos Aires ; j’ai beau être arrivé avant d’être parti (départ à 20h15 le 14 et arrivée à 15h45 le même jour), j’ai mis du temps à récupérer du décalage horaire.

15/02/2018

Journée de balade essentiellement dans les quartiers du City Center, San Telmo et Puerto Madero. Une visite de cathédrale (dont le pape actuel fût un temps l’archevêque) part-ci, une marché couvert par-là, je passe surtout mon temps à déambuler dans les rues et constater à quel point le concours de « qui a la plus grosse » bâtisse a dû être féroce dans cette ville qui sent l’Espagne à plein nez.

Le mausolée de San Martin dans la Cathédrale de Buenos Aires
Quelques années plus tôt et j’aurais pu y voir le pape !
L’ancien hôtel de ville (à gauche, le truc qui ressemble à un décors de Zorro) et la cathédrale (à droite)
Le marché couvert de San Telmo
Les quais de Puerto Madero

Et puis je me sens aussi un peu chez nous : les points de ravitaillement sont des Carrefours, je retrouve quelques voitures de marques françaises, et j’ai même vu un Gaumont !

16/02/2018

Après un première nuit pourrie par l’ambiance un peu trop festive de l’hostel, je suis allé visiter le quartier de la Recoleta, célèbre pour son cimetière (que l’on se rassure, ce n’était pas pour enterrer certains fêtards que j’aurais pu trucider pendant la nuit ; bien que l’idée m’ait traversée l’esprit).

Apparemment ici la mort n’arrête pas les riches quand il s’agit de se tirer la bourre : le cimetière est un labyrinthe de mausolées tous plus fumés les uns que les autres. Une manière de s’y retrouver : suivre les troupeaux de touristes, ils vont tous voir la tombe d’Eva Peron – femme de l’ancien président Juan Peron – et reconnue pour avoir lutté activement pour les droits des femmes dans son pays (apparemment son président de mari était assez porté sur la justice sociale aussi, si j’ai bien compris).

Un angle droit ? Pour quoi faire ? (cimetière de la Recoleta)
Une des allées du cimetière, déjà plus calme que l’hostel
De l’art de ne pas se prendre pour une merde. Leçon 1. (Cimetière de la Recoleta)

Après un rapide passage dans l’église attenante (Nuestra Senora Del Pilar), j’ai fait un break « What The Fuck ?!? » au musée national des « beaux » arts : un peu de Rodin, un peu de vieux tableaux européens remontant jusqu’au moyen âge et beaucoup d’œuvres plus modernes qui sentent bon la joie de vivre (haaa ce parfum d’après guerre …). J’ai retrouvé certaines oeuvres d’un de mes artiste-trolls préférés : Miro. J’étais particulièrement heureux d’apprendre que cette visite était gratuite (comme pas mal d’autres sites culturels de la capitale d’ailleurs).

– Il ne faut pas prendre les gens pour des cons …

Pas loin du musée se trouvait également une autre oeuvre : la Floralis Generica. Il paraît qu’elle se referme le soir venu. J’ai eu la flemme d’attendre pour vérifier cette assertion.

– Lève-toi petite fleur.

Pour finir je suis passé par la Torre Monumental – qui ressemble un peu au Giralda de Séville – et la basilique Santisimo Sacramento (que j’ai trouvé mieux ornementée que la cathédrale).

Séville, la cathédrale en moins. (Torre Monumental)
Dans la basilique Santisimo Sacramento

17/02/2018

Encore une nuit de merde à cause d’une fête au rez de chaussée de l’hostel. Endormissement à 5h du mat’. A cause du réveil « un peu » tardif qui s’en est suivi, j’ai juste eu le temps de m’acheter un nouveau téléphone d’appoint (mon fidèle petit Nokia ne captant pas les ondes sud-americaines). Ils ne semblent plus connaître les « feature phones » dans ce pays, j’ai donc dû me rabattre sur un smartphone (1er point relou) ; et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, j’ai pu vérifier ce qui se dit sur le prix de ces joujoux en Argentine : c’est complètement n’importe quoi. Le mien – 1er prix – m’a fait débourser 100€. Pour l’anecdote j’ai vu un IPhone X « normal » à 1800€.

Bref, une journée dont je me serais bien passé. Au moins aurais-je pu arpenter de long en large la principale rue piétonne et commerçante du centre ville : Florida.

Une vue depuis la place Mayo (rien à voir avec la sauce).

18/02/2018

Bonne nouvelle : ma résistance aux basses et aux klaxons s’améliore, je me suis endormi à 4h. Par contre le coup des deux tourtereaux qui ont décidé de s’envoyer en l’air – entre deux verres d’alcool – en plein milieu du dortoir (occupé) je pense que j’aurais pu m’en passer.

Après une poignée d’heures de sommeil, direction la Casa Rosada – leur palais de l’Élysée – où j’avais réservé une place dans un tour guidé (l’unique manière de visiter les lieux). La Casa a été bâtie dans le courant du XIXeme sur les ruines de l’ancien fort de la ville.

Le patio de la Casa Rosada.
La salle où les chefs d’État tordent du croupion et se serrent la main (ou est-ce l’inverse ?). (Casa Rosada)

J’ai complété ma journée par encore un peu d’architecture en allant admirer l’ancienne citerne (oui je sais, dit comme ça c’est pas très engageant) et le bâtiment du congrès.

L’ancienne citerne de la ville. Car l’eau ici c’est comme le café, il faut avoir la classe quand on la boit.
Le congrès. Une architecture avant-gardiste et originale. Ou pas.

Rubrique à brac

– Ici, pas besoin de nuages pour avoir de la pluie dans les rues, les clim’ et leur condensation s’en charge. Une majorité de trottoirs sont donc mouillés et il n’est pas rare de se récupérer des gouttes sur le crâne ; agaçant.

– La mode semble être aux talons hauts et aux semelles ultra-compensées (les deux à la fois). Et moi qui trouvais déjà les deux pris séparément ridicules …

– Chaleur + poubelles dans la rue = pestilence.

– La manifestation semble être un sport national ici, et c’est la première fois que je vois un cordon de policiers 3 fois plus nombreux que les manifestants.

– Les banques sont fermées le dimanche et il n’y a pas d’ATM à même la rue. J’ai mis du temps à comprendre que l’accès au sas les contenant doit être débloqué grâce à la carte bleue.

– Les banques locales se font plaisir sur les commissions : 7% constatés à minima sur un gros retrait. Une chance que ma banque n’en rajoute pas une couche…

Prochaine étape : Ushuaia.

P.S. : et merci à monsieur Prot’ pour les infos. 😁

3 thoughts on “Buenos Aires

  • Maman

    Il semble que cette visite ait été moins dépaysante que les précédentes… Logique 🙂
    Tu auras un peu moins chaud en Patagonie et les nuits seront peut être plus calmes 😀

  • Toinou

    Là c’est sur, on quitte le monde du Seigneur des Anneaux ! Bon dépaysement !

    Apparemment t’as déjà mis la barre haute avec ton logement pleine d’animation… Bon courage et bonnes visites.

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