Jaipur / Amber / Pushkar

L’Inde, la bienveillance de ses habitants, l’odeur enivrante des épices … à moins que l’on ne me considère que comme un porte-monnaie sur pattes et que ce soit l’odeur des déchets qui jonchent les rues ? J’avoue que je commence à avoir de sérieux doutes.

10/12/2017 – 12/12/2017

J’ai commencé mon tour de l’état du Rajasthan par sa capitale : Jaipur (fondée en 1727 par le maharaja Jai Singh II, d’où le nom). La ville a beau être récente, elle ne diffère pas beaucoup d’Agra : polluée, des détritus plein les rues, les klaxons à décrocher les tympans et une personne tous les 20m qui souhaite être mon nouveau meilleur ami (étape préliminaire d’une transaction commerciale). Usant. Vraiment.

C’est donc un masque antipollution sur le pif et des boules Quies dans les oreilles que j’ai pu supporter la balade dans le centre de la « ville rose » (en référence à la couleur des bâtiments peints de cette couleur pour célébrer la venue d’un prince anglais à la fin du XIXeme).

J’ai commencé par visiter le Hawa Mahal – aussi appelé le Palais des Vents – qui permettait aux femmes du harem royal d’assister aux processions dans la rue sans être vues. Ce pays a vraiment un problème avec l’égalité hommes-femmes. Le Hawa Mahal est joli à voir depuis la rue mais est vraiment quelconque depuis l’intérieur.

Le palais de vents

J’ai continué par une visite du Yantra Mantir – l’observatoire astronomique – créé par le même maharaja Jai Singh II qui était semble-t-il plus porté sur la science que sur la guerre (chose assez rare pour être notée). Mention spéciale au cadran solaire géant.

Ceci est une aiguille de cadran solaire

Troisième et dernière étape dans le quartier royal : le City Palace, résidence des maharajas jusqu’à aujourd’hui. Quelques expositions de costumes traditionnels, d’armes et peintures ; les intérieurs étaient relativement sobres hormis ceux de la salle de réception (photos interdites).

Intérieur du City Palace

J’ai terminé la journée avec une balade jusqu’à Galta – le temple des singes – un temple perdu dans les collines à l’est de la ville. Je confirme, il y avait des singes… et des détritus.

L’entrée du temple des singes

La journée suivante a été en grande partie consacrée à la visite du palais d’Amber. Amber fût la capitale depuis le XIeme jusqu’à son transfert à Jaipur au XVIIIeme. L’effet Waouh c’est ici que ça se passe, lors de la montée vers le palais. Je n’ai pas pris l’option « montée en éléphant », trop mainstream.

L’arrivée à Amber. Prends ça dans les dents Carcassonne !
Rempart du palais d’Amber
On se sent petit quand on passe à côté d’une bestiole pareille
Vue sur le fort de Jaigarh depuis le palais d’Amber
Galerie des glaces made in India

Une fois le palais visité – et une courte excursion pour voir un puit dans la ville basse – j’ai poursuivi ma balade dans les collines entre Amber et Jaipur en commençant par le fort de Jaigarh sensé abriter le « plus gros canon sur roues du monde » … que je n’ai pas vu car son hangar était fermé. Tant pis, la vue sur la ville depuis la citadelle était suffisante. Ha, et il y avait une belle décharge à l’entrée du fort.

Un puit des plus pratiques
Vue sur le palais d’Amber depuis le fort de Jaigarh

N’ayant pas eu ma dose de forteresses pour la journée je suis passé par le fort de Narangarh qui surplombe Jaipur. Rien de spécial hormis la vue sur la ville. J’ai fini la journée en ville dans un parc de cénotaphes royaux, un lieux particulièrement calme.

Un cénotaphe

Remarque : un cénotaphe, c’est comme un mausolée mais sans le mort dedans. 

13/12/2017

Intoxication alimentaire de l’espace : check. 1 jour complet au lit. Encore quelques jours de récupération à prévoir.

14/12/2017

Après la folie citadine de Jaipur, me voilà à Pushkar, ville au bord du désert du Thar connue pour abriter une gigantesque foire aux chameaux (hélas pas lors de mon passage) et pour avoir été un spot de hippies dans les années 70. Et je confirme, les similitudes avec Thamel sont légion : des rues bordées de boutiques de souvenirs et des hordes d’occidentaux habillés « à la cool ».

Pour ma part, j’ai préféré aller m’isoler en haut de la colline qui surplombe la ville en compagnie des singes (qui ont le bon goût de ne pas souhaiter me ponctionner mon pognon comme la majorité des humains en contrebas). Ha, et il y avait des détritus partout sur les versants de la colline.

Vue sur Pushkar depuis le temple de Savitri

De retour en ville j’ai fait une excursion au bord du petit lac sacré. Rien de bien intéressant. J’ai pu m’exercer à l’esquive de fientes de pigeons et de bouses de vaches ; car qui dit « sacré » dit « sans chaussure »…

Au bord du lac sacré de Pushkar

Prochaines étapes : Chittaurgarh et Udaipur.

10 thoughts on “Jaipur / Amber / Pushkar

  • Geoffrey

    Aah, ben voilà! Je me disais aussi que tu tenais un peu trop bien gastriquement. Lao Tseu a dit: « Pas de voyage en Inde sans une bonne grosse vieille chiasse »! On t’avait bien dit de pas laisser trainer ta bouche n’importe où. 😉
    Sans dec’, ce pays c’est vraiment de la balle. ça m’a l’air encore plus agréable que Java en Indonésie. Eclate toi bien mec! 🙂

      • Geoffrey

        La totale quoi! En même temps t’as bien raison: tant qu’à faire les choses, autant les faire jusqu’au bout! 🙂
        En tout cas, rétablis toi bien, être malade dans un pays non-occidental c’est pas mal flippant (*souvenirs émus du Pérou*), surtout alone.

  • Ju

    Je ne comprends pas comment tu as pu tomber malade… et tes pecs d’estomac !!

    En tout cas c’est très bien vu de ta part d’avoir pris un peu d’avance avec cette intox alimentaire. Ta future dégustation des eaux du Gange n’en sera que plus agréable ^^

    Et n’oublie pas ton meilleur ami dans ces cas-là : le soluté de réhydratation !
    Dégeu. mais efficace 😉

    Sinon les bâtiments ont vraiment l’air magnifiques.

    Enjoy

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