Leshan / Emeishan

Le Sichuan, c’est des Pandas et des Buddhas. Cette fois-ci, c’est 100% Buddha avec une visite de Leshan et du Mont Emei.

Leshan à été un des premiers foyers bouddhiques en Chine (Ier siècle) et possède la plus grande statue de Buddha au monde. Le bestiau a été creusé à même la montagne vers la fin du VIIIeme et fait 71m de haut, autant dire qu’il provoque son petit effet.

Et si on défonçait une montagne pour y mettre un Buddha ? Bonne idée !

En allant à Leshan, je m’attendais « seulement » à voir un grand Buddha mais c’est en fait tout une zone remplie de temples et de Buddhas à ne savoir qu’en faire que j’ai trouvée à l’arrivée ; certaines galleries ont même été aménagées dans les collines du parc pour en stocker !

Le Buddha géant étant l’attraction principale, il était hélas pris d’assaut par les hordes de touristes/pèlerins et j’ai dû faire une croix sur la descente de l’escalier pour arriver à sa base ; chose que je n’ai finalement pas regrettée tellement j’ai trouvé le parc « bonus » au nord de la statue plus plaisant à visiter (bien qu’il m’ait fallu acheté un autre billet pour pouvoir y entrer 😲).

Où certains voient un parc, je vois des escaliers
Un Godwin Buddha

Ce « niveau bonus » contenait – entre autres – des fresques représentant certains personnages principaux du Buddhisme – avec des explications en anglais, merci le référencement UNESCO ! – ou encore des scènes de cul … euh pardon : des scènes du Buddhisme tantrique. Étaient également présents des shivas ou encore d’autres Buddhas records tels que « le plus grand Buddha dans une caverne » ou encore « le plus grand buddha allongé ». Ndlr : il ne manquait que « le plus grand Buddha accroupi » et « le plus grand Buddha en train de faire du golf » pour avoir la famille complète, dommage…

Un Buddha indoor
Je ne trouve pas la selfiestick
Un Buddha de 170m se cache dans cette image.

Au final, Leshan a été une bonne surprise qui m’a conforté dans mon intention de faire l’ascension d’une des 4 montagnes sacrées bouddhistes de Chine avant mon départ pour le Népal. J’ai donc choisi de m’attaquer au Emeishan (= le Mont Emei), la plus haute de toutes, à quelques kilomètres de là.

Cette montagne semble être associée à une obscure histoire d’illuminé et d’un éléphant blanc à 6 défenses tombé du ciel. Bref, de la bonne beu !! Remarque : plus je côtoie cette religion et plus je la trouve chelou. 🤔

J’ai passé trois jours sur la montagne pour monter et redescendre les 2600m entre le temple de Wannian et le Golden Summit à 3099m ; le tout intégralement à base d’escaliers … et oui, je confirme, ça fait pas mal de marches cette histoire !

Pour résumer ça donne : monter/descendre des marches, traverser un temple caché dans la brume, monter/descendre des marches, acheter un Snikers pour remonter l’énergie -repeat- ; avec de temps en temps un retour de « Hello » à un autre randonneur chinois qui semble se demander de quelle planète je viens.

La traversée d’un temple avec quelques compagnons de rando’
La montée résumée en une image

Le sommet était en plein dans les nuages (et en plein travaux 😲) lors de mon passage – c’est bête pour un lieu réputé pour offrir une très belle vue sur une mer de nuages, enfin passons – j’ai tout de même eu droit à un effet Waouh à la vue du totem élephantesque doré trônant en haut des ultimes marches ainsi qu’au temple derrière lui, doré également ; de toute manière tout là-haut était doré, intérieur et extérieur des temples, statues…

De l’or…
… avec de l’or dedans …
… et un temple doré devant.
La « full picture » (la grue n’était pas dorée, grosse déception)

La descente s’est déroulée avec un temps plutôt dégagé entre 2500m et 2000m mais m’a également réservé une surprise : je souhaitais initialement prendre un chemin alternatif plus long mais aux paysages soit-disant plus intéressants ; toutefois, arrivé à la croisée des chemins, la vendeuse de la boutique locale – après m’avoir sorti le classique « Hello! Meal? Tea? » auquel j’ai répondu avec mon classique « Hello! No thank you! » – semblait insister pour que je prenne le chemin que j’avais emprunté lors de la montée, étrange… J’ai toutefois pris le chemin que j’avais prévu et amorcé ma descente jusqu’à ce qu’un autre local me coupe la route et me montre une photo sur son smartphone : une passerelle de bois accroché par quelques câbles semblant défier les lois de la physique : le chemin s’était effondré. Et m… ! Bon, de toute façon toute la montagne était déjà dans les nuages à ce moment là, j’y ai peut-être gagné au change.

Le même temple que l’image plus haut vu lors de la descente…
… d’où la vue se laisse apprécier !

Une fois revenu en ville, j’ai fait un crochet par le temple de Baoguo, qui était presque vide de touristes vu l’heure tardive et où les moines étaient en train de faire leurs vocalises; j’en ai profité pour récupérer un peu de mes 1650m de dénivelé de la journée. A proximité du temple se trouvait également quelques fresques « le Buddhisme au Mont Emei pour les nuls », où j’ai retrouvé mon pote l’éléphant céleste.

La dernière cours du temple de Baoguo
L’éléphant céleste

Après ces quelques jours 100% religion, je ne sais pas si j’ai trouvé la foi mais en tout cas j’ai eu droit à un bon entraînement physique pour le Népal !

Bonus : pas de devinette aujourd’hui, juste une image pour ceux et celles qui ont besoin de relativiser sur un plan professionnel :

Le BTP d’altitude à la Chinoise

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