Vladivostok

Environ 2.5 jours de train de plus au compteur et me voilà à Vladivostok (heure de Paris +8). Au programme : de la marche, du paysage et un peu d’histoire militaire ; il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre à faire dans cette ville qui abrite la principale base navale Russe du Pacifique !

07/09/2017 – 10/09/2017

Un wagon où personne ne parle – ou ne veut parler ? – le moindre mot d’anglais (hormi l’auteur de ce merveilleux article), c’est pas ce qu’on fait de plus convivial ! Mais qu’à cela ne tienne, cela m’a permis d’avancer dans les saisons de Walking Dead et dans mes bouquins, tout cela devant un paysage d’une platitude sidérante…

Et là, un petit géranium

Quoiqu’il en soit, si on peut être sûr d’une chose en sortant du train, c’est qu’on est toujours en Russie : on tombe nez à nez avec l’éternelle – indécrottable ? – statue de Lénine ; l’originalité Russe comme on l’aime !

Terminus !
L’imbécile regarde le doigt

J’ai utilisé les premières heures du jour pour m’accaparer les meilleurs panoramas de la ville ; c’est un vrai plaisir que de se pointer 30min avant les premiers groupes de chinois/japonais et de pouvoir profiter pleinement de la vue sur la baie une bouteille de coca à la main (bah ouais, il faut se l’encaisser la colline, surtout quand on a trouvé l’emplacement du funiculaire… une fois arrivé en haut).

Le Pont de la Corne d’Or
La Baie de la Corne d’Or

J’ai poursuivi la matinée par une visite d’un sous-marin de la seconde guerre (1941-1945 chez eux) qui trainait sur une place le long de la baie ; rien de particulier à signaler si ce n’est que les 3/4 du materiel en avaient été retirés pour y mettre des vitrines avec quelques photos et du texte en russe non traduit, « as usual ».

L’observateur attentif relèvera le nombre de frags
Une sous-marin-ception

S’en est suivi un rapide passage à l’hôtel pour tester la douche – car oui, il n’y en a pas dans le transsiberien… – et découvrir le nec plus ultra de la technologie Goa’uld (private joke, référence série Stargate).

Conceptuel comme chambre d’hôtel

Dans l’ensemble j’ai trouvé le centre ville assez cossu malgré le manque de bâtiments historiques (normal, la ville date de 1860 !). Chose également marquante : les habitants ont beaucoup moins le type asiatique qu’à Oulan-Oude.

J’ai ensuite décidé de m’accorder une petite pause avant mon voyage en Chine : je suis parti à la pointe de la péninsule pour me détendre au son des vagues devant le phare, vue sur le Pacifique (ou presque, techniquement c’est la mer du Japon) au bout du monde…

Bon, ça, c’était l’idée initiale… car arrivé à l’endroit sus-cité j’ai eu droit à une colonne de 4×4 suivie de plusieurs groupes de beaufs en train de griller leurs sardines torse-poil en enfumant la zone, puis la moitié de la ville en train de se faire bronzer et/ou se prendre en selfie (mention spéciale à la torsion de fesses de ces mesdames qui ne jugent pas la duck-face suffisante) ; je donnerai également un « Pluspunkt » aux Jacky du Jetski (fragance « mazout n°5 » vous aussi ?) et aux drones qui rajoutent ce petit bourdonnement fort agréable lorsque qu’ils volent en rase-motte.

Hein ? Quoi ? Et la vue depuis le phare ? Tout dépend si on est fan de porte-conteneurs en fait ; moi j’avoue, c’est pas trop mon truc.

Le Pont de l’île Rousski (plus long pont à haubans du monde jusqu’en 2015)

Pour rester sur une bonne impression de la ville à l’issue de cette première journée dans l’ensemble plutôt agréable (hormis l’épisode du phare…), j’ai terminé dans un restaurant de ravioles (cuisine typique paraît-il, plutôt bonnes au demeurant) sur fond de … Rickroll !

Never gonna give you up !
Never gonna let you down !
😖

Les initiés comprendront, les curieux demanderont à Google, et à ceux à qui j’aurai mis le refrain dans la tête : MWHAHAHA ! 😈

11/09/2017

Dernier jour en Russie, juste le temps de visiter une des très nombreuses forteresses de la ville sensées prévenir – entre autres – les agressions des Japonais. Cette ancienne batterie de canons abrite désormais un musée ainsi qu’une large collection de systèmes d’armement du XXème (fusils, bombes marines, canons DCA, missiles, véhicules blindés … bref, tout pour faire la fête).

Un canon anti-navires

Et voilà que j’en suis à attendre l’avion qui m’amènera au pays des Pandas … si aucun des missiles de l’exité capillaire coréen ne croise ma route d’ici là.🤞 

Bonus (à transférer dans un article dédié ?)

Voici mon « best of » des aspects du quotidien qui m’ont le plus marqués en Popovie ; on est toutefois encore loin du traumatisme :

  • La relative facilité pour comprendre les panneaux (il suffit de traduire littéralement).
  • Les résidus, pas si résiduels que ça en fait, de l’ère soviétique : les trams, les blocs de béton, les statues de Lénine…
  • Les « mamies » gardiennes de musées et contrôleuses dans les bus (il y en a partout, à croire qu’elles se reproduisent comme les Gremlins !).
  • Le manque de traductions en anglais dans les musées (quand j’vous dis que ça sert à rien de lire les bulles dans les BD !).
  • Les stations de métro géantes (Moscou et Saint-Pétersbourg).
  • Le changement des morphologies entre l’Ouest et l’Est.
  • Le sentiment de jouer au Monopoli à chaque fois qu’on sort le porte-monnaie.
  • Les voitures à volant à droite … ou à gauche, au choix.
  • Les civils en treillis ou en sweat « Russia » (mais pas beaucoup de Vlad’, petite déception de ce côté là).
  • Les « madames caca » a.k.a les « gardiennes des WC qui sont là pour te faire raquer » (je n’ai pas vu un seul WC gratuit en 1 mois)
  • Cette manie de ne pas afficher les prix à l’entrée des restaurants (« Bon, si c’est l’arnaque, je prends juste une bière ! »).

    3 thoughts on “Vladivostok

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