Salta / San Pedro de Atacama

Quelques jours à Salta et sa région, entre montagnes multicolores, salars et vignes (Argentine). Et un peu de San Pedro pour le désert (Chili).

03/04/2018

Après une nuit dans le bus qui aurait pu être reposante (si la vieille du siège d’à côté ne s’était pas pissé dessus au beau milieu de la nuit…) me voici arrivé à Salta, une ville de 700.000 hab. qui me servira de base d’opérations pour explorer les environs les deux jours suivants.
Avant de rejoindre le centre ville, je prends un peu de hauteur en allant au sommet de la colline qui surplombe la ville (San Bernardo) : le point de vue est pourri par les arbres et surtout les poteaux du téléphérique … bref, « big up » aux paysagistes ! 😲

Un panorama minimaliste (Salta)

Quoiqu’il en soit, je comptais essentiellement sur cette journée en ville pour visiter le musée archéologique ; mais c’était sans compter sur les dieux du voyage qui avaient décidés de me faire ch***encore un peu : le musée est fermé exceptionnellement.

Je me suis rabattu sur le classique « jambon-fromage » cathédrale & cabildo, le tout accompagné d’une église bonus qui traînait à proximité (Iglesia San Francisco).

Une tour de la cathédrale de Salta
San Francisco

04/04/2018

Journée excursion en groupe à l’ouest et au nord de la ville (520 km de route) en compagnie de Sergio le guide et Fanjio le conducteur du minibus (j’ai oublié son nom mais vu sa conduite je trouve que ça résume bien le personnage).

On commence par longer la voie de chemin de fer du « Train des Nuages », une ligne touristique qui part de Salta et qui va se perdre dans les Andes à plus de 4200 m d’altitude.

Metaaaal ! (voie ferrée du Train des Nuages)

Le minibus fait plusieurs arrêt « paysages » rapides ainsi qu’un arrêt « changement de pneu et réparation du moteur ». On s’arrête 1h à San Antonio de Los Combres (3774 m) pour déjeuner. Les paysages de la matinée sont sympa’ mais rien à voir avec ceux certifiés « Wahou » de l’après-midi tels que les Salinas Grandes – où j’ai commencé à percevoir les limites de mes lunettes de soleil – ou encore les montagnes multicolores sur la route de Purmamarca (la ville est située pied des dites « montagnes aux 7 couleurs »).

Tu m’passes le sel stp ?
En face : 40 km de sel.

Je n’aurai jamais entendu autant de fois le mot « subduction » en une journée.

En sortant du Salar
L’arrivée à Purmamarca
Le long de la place principale de Purmamarca

Malgré les arrêts fréquents, je prends quand même quelques photos depuis le minibus en mouvement (pas facile…) afin d’immortaliser certaines de nos rencontres avec la faune locale (principalement des lamas).

Le Lama qui se prenait pour un Panda (et qui a le swag)

Parmis les touristes, j’ai trouvé mon double Danois : aussi nul que moi en Espagnol, mêmes fringues, même sac, même approche de la photo … flippant.

05/04/2018

Deuxième excursion avec la même agence … et le même combo gagnant guide-chauffeur ! Cette fois direction la bourgade de Cafayate au sud de Salta. Beaucoup de paysages arides, quelques montagnes multicolores et – au niveau de Cafayate – des vignes. Le patelin est connu pour son Torrontes.

Premier stop de la journée
Comme un air de Grand Canyon
Car le monochrome c’est le mal

On a passé 3h à Cafayate pour visiter une bodega, déjeuner et glandouiller. Mon analyse à l’issue des 4 vins que l’on a dégusté : bah c’était du vin. Pour rester dans le ton, je suis allé testé une glace parfums Malbec et Torrontes.
Le retour a été plus rapide que l’aller (moins d’arrêts ; de toute manière tout le monde semblait vouloir décuver …).

El Anfiteatro

06/04/2018

L’étape suivante du voyage fait partie de mon top des zones à voir (au même rang que l’Himalaya et la Patagonie) : le désert d’Atacama. De là à dire que j’ai quelques attentes …

Journée bus pour joindre San Pedro de Atacama avec un passage à la douane dont je me serais bien passé (ils m’ont empêché de faire passer un des souvenirs que j’avais acheté la veille, une coupe à maté incrustée dans un sabot …). Tristesse.

Pour rajouter au malaise, la verrière avant du bus était tellement teintée que je n’ai pas pu profiter du paysage autant que je l’espérais.

Une fois du côté Chilien – et malgré cette foutue verrière – on comprend directement pourquoi le désert d’Atacama est connu pour ressembler à Mars.

Seul sur Mars

J’ai terminé la journée par une balade nocturne aux abords de San Pedro pour vérifier une autre des spécificités de ce désert : son ciel serait le plus pur du globe (l’humidité de la zone étant très faible). Pas de nuage à l’horizon – ça peut quand même arriver – : je confirme que les étoiles sont toujours là (on a parfois tendance à l’oublier).

La voie lactée n’est pas qu’une voie rapide (son centre n’était pas visible ce soir là)

Si tout se passe comme prévu je devrais rester encore une grosse semaine à San Pedro afin de visiter les alentours (dans un rayon de 130 km). Tout un programme !

4 thoughts on “Salta / San Pedro de Atacama

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *