Xi’an

Encore de la Chine (très) ancienne au menu avec cette fois-ci la première des capitales impériales : Xi’an (nommée Chang’an à l’époque).

21/09/2017

Afin de commencer sur les chapeaux de roues, j’ai entamé la journée par une excursion hors de la ville jusqu’au mausolée de Qin Shi Huang, le type qui a unifié la Chine pour la première fois.

En toute modestie, le bonhomme s’est fait inhumer dans une cité souterraine accompagnée d’une armée entière en terre cuite à l’échelle 1:1 ; de nos jours, ça reviendrait à se faire enterrer avec sa collection complète de Warhammer ; je trouve l’idée intéressante.

Une partie de l’armée à déjà été déterrée depuis sa découverte par hasard en 1974 par un fermier. La cité quand à elle n’a toujours pas été fouillée : pour l’instant, elle est toujours sous un énorme tumulus ; ça promet d’être un bon terrain de jeu pour les archéologues qui vont s’y coller !

Dans le site de fouille principal de l’armée enterrée, trois « pits » sont accessibles au public mais – de mon point de vue – seul le premier permet de percevoir la démesure de l’ouvrage : environ 2000 soldats et chevaux sont exposés (il y en aurait 6000 en tout) dans un immense hangar où continuent à s’affairer des archéologues. Un musée est également présent sur le site.

Coup de bol (ou de génie ?), je suis arrivé sur le site avec des conditions d’éclairage optimales ; vu le manque de luminosité dans les « pits », je conçois parfaitement que les visiteurs puissent être frustrés de ne pas voir grand chose le reste du temps !

« – Poussez pas derrière ! »
Une fosse digne d’un concert de Metal (le « pit n°1 »)
Une entreprise à taille humaine
« – Je crois que j’ai pommé une pièce ! »

De retour en ville, j’ai fait un tour dans le centre historique pour y visiter les tours de la Cloche et des Tambours (dont Pékin n’a pas le monopole). Elles datent initialement du XIVeme (dynastie Ming). La tour de la Cloche offre également de belles perspectives sur les axes principaux de la ville.

La Porte Sud vue de la Tour de la Cloche
La tour de la Cloche vue depuis celle des Tambours
Quel beau potentiel de nuisance sonore !

Xi’an ayant été un des points principaux de la Route de la Soie, il est logique qu’elle ait abrité (et abrite encore) une communauté musulmane ; celle-ci a son propre quartier aux rues très animées et … remplies de touristes occidentaux (toutes proportions gardées). Les kebab-burgers étaient au rendez-vous ainsi que des mets plus exotiques tels que les calamars ou les crabes en brochettes ; ne voyant toutefois pas où ils pouvaient les pêcher dans la région, j’ai préféré ne pas tenter le diable…

Une rue du quartier musulman

J’ai finalement terminé la journée par un tour de la grande mosquée (la plus grande de Chine) située logiquement dans le même quartier.

Oui oui, c’est bien une partie de la mosquée… on est loin de celles de Kazan ou Cordoue !

22/09/2017

Côté remparts, Xi’an, c’est un peu un Pingyao dopé aux hormones : 13km pour en faire le tour ; chance pour moi, un service de location de vélos était disponible en haut des marches, j’ai donc fait le tour complet rythmé par l’enchaînement des créneaux, des étendards (rouges, ça va se soi), des tours et des portes.

La route et droite mais la pente est nulle
Mon fidèle destrier pour 2 heures

J’ai ensuite fait un tour dans la « forêt des stèles », un musée qui permet de se rendre compte de l’évolution des caractères chinois au cours de l’Histoire, enfin, si j’ai bien compris…

Du Goa’uld ?

Sentant que je n’avais pas eu ma dose de mysticisme pour la journée, je suis aller fureter du côté d’un des sites bouddhiques les plus réputés du coin : la pagode de l’Oie Sauvage (et les bâtiments qui l’entourent). Cette pagode est relativement ancienne (période Tang) et à gagné des étages au cours du temps.

C’est fou comment ça pousse à cet âge !
Vu le prix du billet d’entrée, je sais où ils trouvent la tune pour dorer tout ça…

Ces quelques jours m’ont également permis de poursuivre mon analyse des us et coutumes chinois dont voici un résumé :

  • Certains vont à reculons au travail… littéralement !
  • Un feu piéton vert informe uniquement que les chances de se faire écraser par les voitures sur les côtés et comptant aller tout droit sont limitées.
  • La localisation des hébergements sur Booking a une marge d’erreur de 100m en Chine (et ici, 100m, c’est beaucoup !)
  • Le klaxon semble être branché directement sur le système d’accélération des 2/3/4 roues.

Prochain épisode – si les dieux de train sont avec moi – : Shanghaï !

Bonus

À quoi sert ce bâtiment ?

La réponse : le minaret de la Grande Mosquée.

7 thoughts on “Xi’an

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *