Pékin – Partie 1

Le dépaysement, c’est maintenant !
Ces deux premiers jours à Pékin ont été de loin les plus intenses depuis mon départ de Toulouse il y a un mois : la perte de repères est particulièrement prononcée et le centre ville gigantesque.
Pour m’encourager, les chinois mon offert un beau bouquet de clichés ; trop sympa’ !

Deux jours et tant à raconter ! Sur la vie locale, les sites, l’atmosphère, les petites galères…

Avant tout, un peu d’ambiance :

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Arrivé en pleine nuit avec un ciel totalement dégagé, j’ai eu la chance de voir les lumières de la ville s’étendre à perte de vue, spectacle aussi grandiose qu’effrayant (car qui va se les taper les kilomètres au sol pour visiter tout ça ? C’est bibi !). 

Arrivée sur Pékin

Mon planning a alterné entre phases de « mise en route » (recherche de cash et de carte SIM, toutes deux un peu laborieuses) et visites de différents hauts lieux culturels : le Temple du Ciel, la Porte de Yongdingmen, le Parc Beihai, les Portes des Tambours et de la Cloche, le Temple des Lamas (bouddhiste), le Musée National de Chine, … le tout ponctué de moments d’errances dans la ville, tant dans les quartiers commerçants ultra modernes que dans les vieilles ruelles. J’ai également fait un crochet par la place Tiananmen mais l’accès était bloqué par la police ; pas cool.

Tous les sites touristiques que j’ai pu voir sont très bien entretenus et font resplendir la culture chinoise à n’en pas douter (merci les JO de Pékin 2008 ?), j’ai néanmoins été un peu déçu  (c’est pas encore aujourd’hui que je vais arrêter de me plaindre !) par le sentiment de voir de « nouveaux bâtiments anciens » : tout est repeint, rénové et réparé ; On sent que ce n’est pas 100% authentique. Heureusement, cela n’enlève rien à l’effet « Waouh! ». 

Florilège :

Temple du Ciel : construit par Yongle vers 1420 (le même empereur qui a fait bâtir la Cité Interdite), il servait aux cérémonies annuelles pour favoriser les bonnes récoltes. Il est dans un parc contenant d’autres bâtiments comme le Palais de d’abstinence (réservé à l’empereur).

Le Temple du Ciel
La quadrature du cercle ? Section du Palais de l’Abstinence 

La Porte de Yongdingmen : ancienne porte Sud de la ville, construite en 1553, abattue en 1950 et reconstruite en 2005 (!!!). Coin à cerfs volants apparemment (ceux qui n’ont pas pu en faire sur la place Tiananmen ?).

La Porte de Yongdingmen

Xidan : une succession de galleries commerçantes démesurées.

Xidan, quartier des grandes galleries marchandes

Le parc Beihai : jardin impérial (enfin, plus un lac qu’un jardin…) du Xeme. Mention spéciale aux pédalos à tête de canard.

Ne me demandez pas à quoi ça sert, j’en sais rien (parc Beihai)

Les Tours de la Cloche et des Tambours : leur Big Ben à eux. La tour des Tambours date de 1272. Escaliers internes assez sportifs.

La Tour de la Cloche
La Tour des Tambours devant la pollution

Le Temple des Lamas : construit en 1694 comme résidence princière, il est converti en temple bouddhiste en 1722. Il a survécu à la « révolution culturelle ». Il contient une méga-statue de Buddha et ça y sent l’encens à plein nez (à brûler par 3! c’est marqué partout).

Un des bâtiments du Temple des Lamas
Le Bouddha géant dans le Temple des Lamas

Le Musée National de Chine : gratuit (youpi !), ultra sécurisé (controle du passeport, scanner et fouille au corps), démesuré (jamais vu un musée avec une telle hauteur sous plafond) et à moitié traduit en anglais. Des sections entières de propagande… euh pardon, d’histoire du Parti ainsi que de nombreuses expositions sur divers aspect de la culture chinoise  (jade, bouddhisme, porcelaine, forge, ébénisterie, …). La seule section que j’ai trouvée digne d’intérêt était celle sur la Chine ancienne (comprendre « jusqu’à la dernière dynastie »). Les pièces était très bien mises en valeur mais les commentaires trop lapidaires, dommage.

Hall du Musée National de Chine

Autrement, côté clichés, je valide que – au moins à Pékin – :

  • Le chinois fait du Taishi dans les parcs le matin.
  • Le chinois crache (rien à voir avec le temple du Lama).
  • La voiture a toujours raison sur ne piéton (c’est toujours un petit plaisir que d’arriver sur le trottoir d’en face vivant).
  • Le chinois ne parle généralement pas anglais ; même là où l’on pourrait l’espèrer (vendeurs de forfaits téléphoniques, pharmaciens, réceptionnistes d’hôtel,…). Vive Google Translate !
  • Le chinois aime se faire prendre avec un occidental (compteur actuel : 1).
  • La moiteur et la pollution ne font pas bon ménage (première fois que je suis heureux de retourner me terrer dans une rame de métro !).
  • Ils aiment le rouge.
  • Ils sont nombreux.

Je n’ai pas encore eu le grand « choc culturel » redouté, surement parce que Pékin reste assez proche de n’importe quelle grande ville sur bien des aspects et que les indications critiques sont traduites en anglais ; j’ai néanmoins eu une bonne sensation de perte de repères là où je ne m’y attendais pas trop : au supermarché ! C’est la première fois que je parcours toute une grande surface en ne sachant quoi acheter à cause de la prépondérance de produits exotiques et de la barrière de la langue (autant le Russe je pouvais me raccrocher aux branches, autant là, comment dire…).

Et dire que je n’ai pas encore visité la Cité Interdite, ni le Palais d’Ete, ni la Grande Muraille…

Bonus

Qu’est ce que c’est ?
Indice : ça sert à la même chose que ça

Indice n°2 : elles changèrent de forme vers le IVeme av. J.-C. (en Chine) et n’ont pas trop bougé depuis.

La réponse : ce sont des pièces de monnaie de la période des Royaumes combattants ! C’était simple pourtant. 🤔  

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